Le taux d’intérêt correspond à la rémunération d’un prêt d’argent effectué par un agent économique à un autre agent économique. La somme empruntée s’appelle le capital. La somme qui doit entre remboursée est donc la somme du capital et des intérêts.
Le taux d’intérêt rémunère un service : le prêteur loue en quelque sorte son capital plutôt que de le consommer sans attendre. Explications.
Types de taux d’intérêt débiteurs
Le taux d’intérêt correspond au prix que le débiteur paie au créancier pour disposer d’un capital. On distingue le taux d’intérêt nominal et le taux d’intérêt réel :
- Le taux d’intérêt nominal est le taux fixé par le créancier lors de la conclusion du contrat. Il est inscrit dans le contrat liant emprunteur et prêteur. Il sert à calculer les intérêts dus.
Exemple : lorsque j’emprunte 1 000 € à 4 %, ma charge de remboursement annuel sera de 40 €.
- Le taux d’intérêt réel tient compte de l’évolution prévisible de l’inflation, c’est-à-dire de la hausse des prix dans les années à venir. Lorsque l’inflation augmente, la charge pesant sur les épaules de l’emprunteur s’allège. En effet, au fil du temps, l’inflation diminue la valeur effective des sommes prêtées et remboursées.
Le taux d’intérêt nominal « déflaté » est le taux d’intérêt auquel on retire l’inflation.
Exemple : si le taux nominal est de 3 % et le taux d’inflation de 1 %, le taux d’intérêt nominal déflaté est de 2 %.
Taux d’intérêt : Taux fixe et taux variable
On distingue essentiellement 3 types de taux d’intérêt : les prêts à taux fixe, les prêts à taux variable et les prêts à taux mixte.
Taux d’intérêt fixe
Le taux est fixé lors de la contraction du prêt et n’évolue pas durant toute la durée de l’emprunt. C’est généralement la formule la plus usitée, car elle est sans surprise. Les échéances de remboursement sont constantes (invariables) ou modulables.
Taux d’intérêt à taux variable ou révisable
Le taux évolue tout au long de la durée de vie l’emprunt. Le montant des mensualités peut varier à la baisse comme à la hausse. Le taux d’intérêt étant réactualisé chaque année, le prêteur ne prend aucun risque, ce qui lui permet de concéder des conditions initiales plus avantageuses que dans le cadre d’un taux fixe. Pour sécuriser l’emprunteur, l’évolution du ce taux peut être borné par des pourcentages à la hausse (« capé ») ou à la baisse (« flooré »).
Taux mixte (semi-fixe)
Le prêt est divisé en 2 périodes : une première période à taux fixe suivie d’une seconde à taux variable capé (taux plafond qui ne peut être franchi). Ce taux est souvent capé à + ou - 1 % sur la base du taux fixe initial.
Exemple : imaginons un emprunteur souscrivant un prêt mixte avec un taux fixe de 2 %, puis un taux variable « capé » à 1 %. Cela signifie que le taux variable ne pourra pas dépasser 3 % (2 % + 1 %) quoi qu’il advienne.
Pour vendre cette formule, les banques soulignent que le taux fixe initial est moins élevé que dans une formule à taux fixe conventionnelle.
Taux d’intérêt créditeur
Lorsqu’un investisseur place de l’argent sur un produit d’épargne, celui-ci est, comme dans le cas d’un prêt, rémunéré en fonction d’un taux d’intérêt. On distingue 2 grands types de taux : ceux à intérêts simples et ceux à intérêts composés.
Taux d’intérêts simples
Les intérêts versés pendant une année ne produisent pas eux-mêmes des intérêts l’année suivante. Ils sont calculés « prorata temporis », c’est-à-dire proportionnellement à la durée d’immobilisation de l’épargne.
Exemple : imaginons que je place un capital de 100 € à un taux annuel de 4 % d’intérêts simples sur 2 ans. Les intérêts seront de : 100 × (4 ÷ 100) × 2 = 8 €.
Taux d’intérêts composés
Avec cette formule, les intérêts s’ajoutent au capital et deviennent eux-mêmes productifs d’intérêts, comme, par exemple, sur un contrat d’assurance-vie.
Exemple : imaginons que je place 100 € à un taux d’intérêt composé de 4 % durant 2 ans. Les intérêts seront de 100 × (4 ÷ 100) = 4 € la première année, puis de 104 × (4 ÷ 100) = 4,16 € la seconde année, etc.