Tout créancier demande à ce qu’un prêt immobilier soit couvert par une assurance crédit, qui prendra elle-même en charge le paiement des mensualités ou le remboursement du capital restant dû au cas où l’emprunteur se retrouverait dans l’incapacité de les payer.
Si vous faites un prêt immobilier, vous devrez donc souscrire une assurance prêt immobilier.
1. Choisissez de vous assurer à 100 % ou 200 %
On demande à 2 personnes souscrivant un prêt immobilier ensemble de s’assurer à 100 %, elles ont cependant la possibilité de monter jusqu’à 200 %.
Exemple : si les revenus d’un couple sont de 5 000 €, que Monsieur perçoit 3 000 € et Madame 2 000 €, on dit que la quotité de Monsieur est de 60 % et celle de Madame de 40 %. Si madame se retrouvait dans l’impossibilité de payer sa part de mensualités, l’assurance crédit paierait à sa place 40 % du montant des mensualités, tandis que Monsieur continuera à payer les 60 % restants.
Option 1 : quotité à 100 %
Dans le cas d’une quotité à 100 %, l’assurance paie la part du co-emprunteur défaillant, tandis que le co-emprunteur non défaillant doit continuer à payer sa part de mensualités.
Option 2 : quotité à 200 %
Dans le cas d’une quotité à 200 %, l’assurance paie 2 fois la part du co-emprunteur défaillant, ce qui fait que le co-emprunteur non défaillant ne doit s’acquitter que du reste.
Il st donc préférable d’assurer à 200 % uniquement celui des co-emprunteurs qui perçoit les revenus les plus élevés.
2. Souscrivez les garanties demandées
Les banques et sociétés de crédit imposent certaines garanties en fonction de la nature du bien immobilier convoité.
Achat d’une résidence principale ou secondaire
- Décès : en cas de décès de l’un des emprunteurs, l’assurance paye le capital restant dû.
- Perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) : prend en charge le capital restant dû lors d’une situation où l’emprunteur doit avoir recours à l’assistance d’une tierce personne pour effectuer les actes courants de la vie de façon permanente.
- Incapacité temporaire totale (ITT) : s’acquitte des mensualités à la place de l’emprunteur dans le cas où celui-ci se retrouve dans l’incapacité totale de poursuivre son activité professionnelle, mais de façon temporaire.
- Invalidité permanente totale (IPT) : prend en charge les mensualités de l’emprunteur s’il se retrouve handicapé à 66 %, rendant impossible pour lui d’exercer son activité professionnelle.
Investissement locatif
Dans ce cas, étant donné qu’un loyer vient en partie compenser les mensualités, les banques et sociétés de crédit ne demandent que 2 garanties : décès et PTIA.
3. Choisissez les garanties optionnelles
- Invalidité temporaire partielle (ITP) : couvre l’emprunteur s’il se trouve dans une situation d’incapacité professionnelle partielle de façon temporaire, l’obligeant par exemple à prendre un travail à mi-temps. La garantie couvrira 50 % de sa quotité jusqu’à ce qu’il retrouve ses moyens.
- Invalidité permanente partielle (IPP) : toujours dans le cas où l’assuré ne serait capable que d’exercer une activité professionnelle à mi-temps, mais de façon permanente cette fois-ci, cette garantie prendrait en charge 50 % de sa quotité jusqu’à la fin du crédit.
- Perte d’emploi : cette option s’acquitte des mensualités de l’emprunteur s’il se retrouve au chômage.
4. Choisissez un système de prime d’assurance
La prime d’assurance est la somme que le preneur d’assurance doit payer pour déclencher la couverture de son assurance en cas de besoin.
Si vous souhaitez conserver votre bien immobilier, choisissez une prime d’assurance basée sur le capital restant dû, car elle vous coûte moins cher sur le long terme.
Si vous souhaitez revendre votre bien immobilier, une prime basée sur le capital emprunté est préférable, car elle est meilleur marché qu’une prime sur le capital restant dû pendant le premier tiers du crédit.
5. Choisissez entre une assurance crédit externe ou interne
Si l’emprunteur est jeune, non-fumeur et en bonne santé, il préférera les assurances externes, c’est-à-dire extérieures à la banque prêteuse, car elles sont moins chères pour les personnes ne présentant pas de risques.
Si l’emprunteur est moins jeune et peut présenter des risques de santé, il est préférable d’opter pour les assurances internes à la banque également appelées « assurances de groupe », qui proposent des tarifs fixes :
- 0,276 % pour les moins de 35 ans ;
- 0,42 % pour les plus de 35 ans ;
- 0,3 % pour les investissements locatifs, sans distinction d’âge.